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    Les yeux sont fermés sur le noir
    Il ronge leurs pupilles
    Tout le mal est dedans
    Il a suinté du bout d'enfance
    Peut-être bien avant
    Où il pleuvait des coups
    Tout est barricadé
    Tout est silence
    Taisance
    Des fragments à mâcher
    A ruminer sans faim
    Indigestes
    Sans issues de secours
    Scellés sur l'indicible
    A gros noeuds bien serrés

    Les yeux sont fermés sur le noir
    Leur dur de vivre
    A mots amers
    A poings brandis
    Aux quatre coins du jour
    A cris
    A coups
    A haine


    Balaline         

    novembre 2009


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  • Imagine ses cheveux défaits
    Son opulente crinière
    Qui dore les blés de l'été
    Imagine un ciel toujours noir
    Le jour aveugle de l'espoir
    Les hommes perdus dans la nuit
    Qui divaguent et crient leur envie
    De se brûler à la lumière
    De s'enivrer d'une liqueur de miel
    Qui coulerait, coulerait, enfin...
    Imagine la vie couleurs
    Qui a si bien peint notre Terre
    En se mirant, paupières offertes
    A notre grand dieu le Soleil !


    Balaline

    Pour Enriqueta, link


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  • Quand les silences apprivoisés
    Libèrent leurs ailes
    La mer se met à valser
    Le goéland se gorge de lumière
    Le bonheur reste à inventer .....


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  • Je t'en prie, ralentis ton pas....
    Vois comme le ciel reste immobile
    Il semble s'empêcher d'aimer.
    Ce souffle léger sur nos épaules
    La brume en écharpe de laine
    Tout ce roux qui poudre l'allée.
    Ton sourire a le bleu du silence
    Il se noie dans les ors du chemin
    L'automne a ravi l'insouciance
    Tendrement nous allons vers demain
    Je t'en prie, ralentis ton pas ....

    Balaline

    Pour Enriqueta , link


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  • Le ciel était encré de noir
    Du noir à enterrer le jour
    Elle s'était endormie sur ses mots
    Ceux qu'elle n'avait pas prononcés
    Des mots tendres peut-être
    Des mots de la nuit
    A la frêle silhouette
    Des mots de sa vie
    Déjà tragique et cabossée
    Elle s'était réveillée sur le silence
    Les mots cousus
    A points serrés
    Un immense blanc sur la bouche
    Juste l'appel des yeux
    Qui ne parlent pas tout
    Les mots enfermés dans leur cage
    Que la porte n'a pas libérés
    Les mots cousus
    Palpitant sous la peau

    En vagues de sourires

    En ondes de tendresse

    Tus cousus perdus

    Tout bouillonnant de vie



    A Nina,

    Balaline

     










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