• Elle a posé son regard d'ombre

    perdu

    sous les ors du chemin.

    En quête de paroles

    paupières closes

    sur le voile des souvenirs

    elle avance lentement

    vers l'amour.

    Et l'on garde de sa présence

    une lente traversée du brouillard

    ce reflet timide du sourire

    messager d'une respiration de joie.

     

    Balaline

    pour l'herbier de poésies d'Adamante

    sur un tableau d'Arnaud Bouchet  

     


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  • Pour l'herbier de poésies d'Adamante

    sur une de ses toiles

     

    Au bout de mes nuits sans sommeil

    tu restes l'image apaisante

    le ciel de lit de mon enfance

    cocon tendresse 

    aux douceurs chatoyantes.

    Ta main a le visage de l'absence

    ce doux effleurement de tes doigts sur ma joue

    avant tes longs voyages.

     

    J'avais cinq ans

    et le coeur en morceaux.

     

    Balaline  5 juillet 2016


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  • Pour l'herbier de poésies d'Adamante

    sur une image de Selva Veeriah

     

    Cette nuit a le goût du mystère

    du clair-obscur

    des chemins de poussière

    Oiseaux de neige

    oiseaux du sortilège

    vous distillez un rêve

    Les ombres viennent jouer 

    la partition-lumière

    de la venue

    d'une aube souveraine:

     

    Un coquelicot est né

    sur le noir des terrils.

     

    Balaline  27 juin 2016


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  •             Pour l'herbier de poésies d'Adamante,

                                                       Martiros Hakopian

     

    Un gros livre tout blanc

    à la portée du monde

    soudain surgi du néant

    Il faut chercher deviner croire surtout

    pour découvrir la formule magique

    Quelques tours de passe-passe

    pour émerveiller les yeux des mécontents

    libérer les couleurs de la vie

    le jaune d'or des tournesols

    les rouges coquelicots des blés mûrs

    le blanc éclatant de l'innocence

    puis danser danser danser

    aimer aimer aimer

    jusqu'au bout de la vie

     

            Balaline  juin 2016


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  • Pour l'Herbier- poésie d'Adamante

    sur une gouache de Alvaro De Taddeo

     

    J'ai aimé le silence de tes ombres laiteuses
    légères, furtives
    dérobeuses de nuit.
    Plus de noir, plus de gris
    l'espace a rajeuni
    de ta douceur laineuse.
    Nos pas s'étirent vers le soir
    un souffle frais sur les épaules
    l'espoir serein de peindre un nouveau monde.
    Coule la vie sur les trottoirs bleuis
    malgré les mots gercés, les regards dérobés.
    Ma ville a le coeur assoupi
    les murailles sont d'ombre
    et les mots au silence.
    Dors, dors
    demain il fera jour !

    Balaline    juin  2016


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