• Il est libre....

    Il y a des aurores si lumineuses

    que l'on croit naître au tout premier jour.

    Il y a des silences si intenses

    où les sommets deviennent irréels.

    Les géants statufiés capturent la lumière

    l'eau, le vent, le glacier

    quelques touffes herbeuses pour isard solitaire

    quand le vautour se tait.

    Et nous marchons encore, encore

    parce que pas nés oiseaux.

    Oiseaux ?

    Une ombre bleue crisse dans le matin

    soie d'azur qui emporte le rêve.

    L'homme vole, plane

    dérobe le silence, la beauté et la paix,

    il est libre, libre, libre....

     

    Balaline  13/11/2016

    pour l' Herbier de poésies d'Adamante

    sur une toile de Françoise-Isabel

     

     


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  • La lune noire

    éclabousse la nuit

    Des lambeaux de suie

    ombres fragiles

    sur la toile de vie

    s'estompent

    Masque de l'étrange

    ou peinture de peine

    l'homme noir épie

    Inquiétude

    prémonition

    le bourdonnement des voix s'est tu

    A pas lourds et usés

    la matriarche

    avance vers son destin

    Elle s'en va rejoindre

    les autres âmes grises

    ces feux follets dansant

    qui illuminent

    chaque nuit Africaine

    Balaline

     

    pour l'Herbier de poésies d'Adamante


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  •  

     

    Matin bleui de rêves

    où la vague

      en volutes d'écume

    soupire

    aux sons longs des violons

    Un chant d'amour est né

    une échancrure

    dans le bleu de l'instant

    Au premier jour

    il joue

    il joue la vie les mots et les silences

    le maître de musique

    le semeur de lumière

    Il a chanté la mer la brume du levant

    les îles de solitude

    les colombes de paix

    et maintenant

    il joue pour moi

    dans mon jardin

    mon jardin sur la mer

    Balaline

    1 novembre 2016

    pour l'Herbier de poésies d'Adamante

     

     


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  • Elle a posé son regard d'ombre

    perdu

    sous les ors du chemin.

    En quête de paroles

    paupières closes

    sur le voile des souvenirs

    elle avance lentement

    vers l'amour.

    Et l'on garde de sa présence

    une lente traversée du brouillard

    ce reflet timide du sourire

    messager d'une respiration de joie.

     

    Balaline

    pour l'herbier de poésies d'Adamante

    sur un tableau d'Arnaud Bouchet  

     


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  • Pour l'herbier de poésies d'Adamante

    sur une de ses toiles

     

    Au bout de mes nuits sans sommeil

    tu restes l'image apaisante

    le ciel de lit de mon enfance

    cocon tendresse 

    aux douceurs chatoyantes.

    Ta main a le visage de l'absence

    ce doux effleurement de tes doigts sur ma joue

    avant tes longs voyages.

     

    J'avais cinq ans

    et le coeur en morceaux.

     

    Balaline  5 juillet 2016


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