• Un espace d'attente
    Une chape de silence
    Deux bons vieux bras moussus
    L'espoir au bout peut-être?
    Du banc...

    Un havre de rencontres
    Asile de mots doux
    De tendres " ronronnances "
    De projets fous
    De vie....

    Un corridor d'oubli
    Aux pas de solitude
    Un long appel des yeux
    Du coeur
    Au bout

    Un homme et une femme
    Des destins amoureux
    Des certitudes
    Des déchirures
    Au bout....du banc



    Balaline

    Pour Papier libre


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  • " La vie ne vaut rien
    Chagrine
    Sournoise
    Aigrie
    Elle avance en catimini
    Volant nos jours les plus bleus
    Suçant le restant de nos heures
    Tapie
    Au bord du chemin
    De solitudes
    En désespérance
    Noyée de chagrins
    Elle avance...
    La vie s'endort un beau jour
    Et c'est regrets
    Et c'est délivrance
    Mais reste un parfum d'insolence
    Quelques mots égrenés
    Au tombeau
    Qui pétillent
    Au crépuscule
    Car vous le savez bien
    Rien ne vaut la vie "


    Balaline


    Pour Enriqueta,link


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  •  

     

     

     

    Ce paquet enrubanné de rose

    Mes lettres de vie

    Garde-les

    Je les connais par coeur

     

    Elles s'épanchent derrière ton sourire

    Le ciel est si bleu

    L'amour est naissance

    La vie à petits pas frémit doucement

    Chaque mot

    Chaque geste est un enchantement
    Une certitude

    Peut-être un nuage plus sombre
    Une infime déchirure
    Un léger froid sur l'épaule
    Des mots perdus au matin
    Les gestes hésitants
    Presque apeurés sous ton regard
    Le ciel chavire un peu
    Les yeux s'attristent

    Elles témoignent d'un si beau voyage
    De la rencontre
    Des jours qui étincellent
    Des murs protecteurs
    De l'archange qui veille
    De l'orage qui n'éclatera pas

    Alors pourquoi?
    Pourquoi?


    Balaline

    Ecrit pour l'atelier d'écriture " Papier libre "


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  • Il y a eu d'abord un grand vide.Une béance de silence installé sur la lande.Comme une respiration retenue,avec un immense blanc au bout.
    C'est ça qui nous a inquiétés,ce manquement à la vie ordinaire,ce tic-tac familier qui fait chanter les arbres et bruire les oiseaux.
    C'est comme un désespoir qui courait sur la terre.
    Plus qu'un désespoir,une nuit d'ombres,sale et encreuse,déjà partie en guerre.
    Et puis,un premier pas,lourd,puissant...dans le lointain.
    La mer pleure en cadence,enfle,s'époumone,expulse ses douleurs.Dans tout ce noir de nuit,j'entends son coeur qui bat.Un tambour qui martèle le silence,une pulsation qui s'amplifie jusqu'à l'extrême!
    C'est alors que le dragon a surgi des profondeurs,chaotique d'abord,espaçant ses crachats d'écume et de rage.Il avait mal,il criait,tempêtait,cognait,hurlait son désespoir.
    Les chevaux galopaient sur les toits dans un bruit de fracas,la forêt entière gémissait,les craquements des pins se sont mêlés en une ultime agonie dans la violence de ces vents.La litanie funèbre a continué.
    Ne pas bouger.Ecouter battre son coeur,plus vite,plus fort.
    Et son coeur à elle,en train d'exploser,de hurler ses meurtrissures,son déracinement,sa mort inéluctable.
    La nuit sanglote sur la terre.Ils vont mourir bientôt.
    Ils le savaient tantôt quand ils se sont tus,dans cet espace-temps aménagé en un recueillement des instants.
    Le dragon a puni les hommes volages.Il vient de suspendre leurs respirations.Il a montré sa rébellion,sa puissance incommensurable.

    Nous,petits d'hommes,pleurerons demain sur nos excès,nos faiblesses,notre désamour de la Terre.

    Texte écrit pour "Les parchemins de Bigornette "


    De tout coeur je vous remercie pour tous vos messages de soutien qui m'ont apporté l'espoir du renouveau, même si la peine demeure devant nos forêts massacrées.
    Comme les oiseaux du voyage,je reste dans l'attente des jours meilleurs !
    balaline


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  •  

    Avant je détestais le lundi.
    Retour déchirant à la pension"prison", à ses hauts murs de pierre qui nous cachaient la vie. Avant, j'avais les larmes qui coulaient, les yeux perdus sur l'écran- paysage, le coeur noué sur tes mots du dimanche, tes mots tendresse, fous de projets, fous de promesses.
    Avant je m'endormais le soir avec ton rire dans mon cou et ton foulard déposé sur ma joue.
    Avant je détestais le vide de ce jour, les premiers cours qui éloignaient le rêve, l'angoisse qui rôdait et le froid des silences .
     J'ai haï ces lundis au parfum de souffrance, quand il fallait quitter le dimanche bien chaud, se séparer, encore, et vivre nos quinze ans, chacun de son côté.

     

    Les lundis sont plus calmes aujourd'hui mais il plane des ombres, un mal-être parfois, où ressurgit le mal d'adolescence, la déchirure, les souvenirs de cet horrible train engloutissant la jeunesse et l'amour.

                                     novembre 2007  ( en lien avec Papier libre )


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