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    Ce paquet enrubanné de rose

    Mes lettres de vie

    Garde-les

    Je les connais par coeur

     

    Elles s'épanchent derrière ton sourire

    Le ciel est si bleu

    L'amour est naissance

    La vie à petits pas frémit doucement

    Chaque mot

    Chaque geste est un enchantement
    Une certitude

    Peut-être un nuage plus sombre
    Une infime déchirure
    Un léger froid sur l'épaule
    Des mots perdus au matin
    Les gestes hésitants
    Presque apeurés sous ton regard
    Le ciel chavire un peu
    Les yeux s'attristent

    Elles témoignent d'un si beau voyage
    De la rencontre
    Des jours qui étincellent
    Des murs protecteurs
    De l'archange qui veille
    De l'orage qui n'éclatera pas

    Alors pourquoi?
    Pourquoi?


    Balaline

    Ecrit pour l'atelier d'écriture " Papier libre "


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  • Il y a eu d'abord un grand vide.Une béance de silence installé sur la lande.Comme une respiration retenue,avec un immense blanc au bout.
    C'est ça qui nous a inquiétés,ce manquement à la vie ordinaire,ce tic-tac familier qui fait chanter les arbres et bruire les oiseaux.
    C'est comme un désespoir qui courait sur la terre.
    Plus qu'un désespoir,une nuit d'ombres,sale et encreuse,déjà partie en guerre.
    Et puis,un premier pas,lourd,puissant...dans le lointain.
    La mer pleure en cadence,enfle,s'époumone,expulse ses douleurs.Dans tout ce noir de nuit,j'entends son coeur qui bat.Un tambour qui martèle le silence,une pulsation qui s'amplifie jusqu'à l'extrême!
    C'est alors que le dragon a surgi des profondeurs,chaotique d'abord,espaçant ses crachats d'écume et de rage.Il avait mal,il criait,tempêtait,cognait,hurlait son désespoir.
    Les chevaux galopaient sur les toits dans un bruit de fracas,la forêt entière gémissait,les craquements des pins se sont mêlés en une ultime agonie dans la violence de ces vents.La litanie funèbre a continué.
    Ne pas bouger.Ecouter battre son coeur,plus vite,plus fort.
    Et son coeur à elle,en train d'exploser,de hurler ses meurtrissures,son déracinement,sa mort inéluctable.
    La nuit sanglote sur la terre.Ils vont mourir bientôt.
    Ils le savaient tantôt quand ils se sont tus,dans cet espace-temps aménagé en un recueillement des instants.
    Le dragon a puni les hommes volages.Il vient de suspendre leurs respirations.Il a montré sa rébellion,sa puissance incommensurable.

    Nous,petits d'hommes,pleurerons demain sur nos excès,nos faiblesses,notre désamour de la Terre.

    Texte écrit pour "Les parchemins de Bigornette "


    De tout coeur je vous remercie pour tous vos messages de soutien qui m'ont apporté l'espoir du renouveau, même si la peine demeure devant nos forêts massacrées.
    Comme les oiseaux du voyage,je reste dans l'attente des jours meilleurs !
    balaline


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    Avant je détestais le lundi.
    Retour déchirant à la pension"prison", à ses hauts murs de pierre qui nous cachaient la vie. Avant, j'avais les larmes qui coulaient, les yeux perdus sur l'écran- paysage, le coeur noué sur tes mots du dimanche, tes mots tendresse, fous de projets, fous de promesses.
    Avant je m'endormais le soir avec ton rire dans mon cou et ton foulard déposé sur ma joue.
    Avant je détestais le vide de ce jour, les premiers cours qui éloignaient le rêve, l'angoisse qui rôdait et le froid des silences .
     J'ai haï ces lundis au parfum de souffrance, quand il fallait quitter le dimanche bien chaud, se séparer, encore, et vivre nos quinze ans, chacun de son côté.

     

    Les lundis sont plus calmes aujourd'hui mais il plane des ombres, un mal-être parfois, où ressurgit le mal d'adolescence, la déchirure, les souvenirs de cet horrible train engloutissant la jeunesse et l'amour.

                                     novembre 2007  ( en lien avec Papier libre )


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  • Mon arbre

    Je sais que tu m'attends !

    C'est notre rendez-vous, notre lieu mystérieux,

    Le temple de mes pleurs,

    De mes peurs....

    Tu m'as tant écouté,

    Mes doutes, mes secrets,

    Mes silences,

    Mes émois tremblotants,

    Les certitudes de mes seize ans...

    Je sais que tu vivras

    Par delà mes tempêtes,

    Mes amours disparus,

    Mes jours à l'aube pâle,

    Et cela me rassure

    Ta force, ta puissance,

    Mes bras t'enveloppant,

    Ton odeur enivrante,

    Tes cheveux ondoyants

    Qui vibrent sous le vent....

    Je sais que tu connais

    Des milliers de mystères

    Les pas des promeneurs,

    Les marques sur ton corps,

    L'orage qui ruisselle,

    La foudre qui te blesse

    Et le chant des oiseaux...

    Je sais que tu es là,

    Mon arbre

    Qui caresse mon dos

    De ta peau granuleuse.

    Je peux parler, chanter,

    T'enlacer, me bercer,

    M'endormir à tes pieds

    A ton ombre, apaisée.

    balaline  le 1/07/07 pour  "Papier libre "


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  • Mes mains maçonnent, magnifient le modèle....

    Mon maître malaxe ,mélange la matière, majestueusement.

    Mimétisme?

    Mains mêlées, mobiles et marbrées, manifestant la meilleure mobilité

    Mêmes mouvements, même mémoire mélancolique, mains mendiantes

    Mains mouettes, mains mouvance, mains murmures.....

    Mille mouvements, mille mugissements, multitude !

    Mains mystères, musardez, modelez, mimez la mer.....

    Muettes mais magnifiques, moissonnant les merveilles !

    Mains magiques !

    Tautogramme en lien avec l'atelier de Nat : Papier libre


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