• La ville

    Pour l'herbier poésies d'Adamante 

     

     

    Sur un tableau d'Arnaud Bouchet 

     

    La ville a mal à l'âme, à ses murs léprosés, à la fièvre qui rôde, nauséabonde et sale.

    Elle a mal à son peuple qui n'ose balbutier et qui plus loin se terre, loin de l'enfer

    du bruit, loin des champs d'oliviers, de la terre de leurs pères qui avançaient courbés.

    La ville a mal aux bleus, à ses lambeaux de ciel, au sombre des ruelles,

    aux jardins défleuris, aux brûlures de la terre.

    Elle a perdu le vent, le chant de l'eau, le parfum de la nuit, les chemins du hasard.

    Juste un désert de vie, d'amour et de partage.

     

    Balaline 

     


  • Commentaires

    1
    Jeudi 31 Août à 20:41

    Beaucoup de pessimisme aujourd'hui, ma chère Balaline. Il faut toujours mettre une part de rêve quelque part car le plus brûlant des déserts cachent la vie dans ses entrailles. Je t'embrasse.

    2
    bizak
    Jeudi 31 Août à 20:57

    Poème un peu sévère mais heureusement qui finit avec a belle note , où l'amour et le partage sauvent les meubles, de ces déserts de vie. Merci Balaline

    3
    Jeudi 31 Août à 22:09

    Triste portrait que celui de cette ville désertée de son âme...

    4
    Vendredi 1er Septembre à 01:05
    Il n'y a pas âmes qui vivent dans cette ville
    Le malaise est là
    Ta poésie le crie
    5
    Vendredi 1er Septembre à 10:27

    La ville se meurt!

    Ses pierres désertées

    s'enroulent dans les brumes de la mort...

    La vie reviendra-t-elle

    dans un coup d'ailes,

    un rire de fleurs,

    un gazouillis d'enfant?

    ****

    Ton texte est très beau...

    ****

    6
    Vendredi 1er Septembre à 18:44
    celestine

    Un triste constat, adouci par ta belle poésie, Balaline.

     

    ¸¸.•*¨*•

    7
    Samedi 2 Septembre à 09:06

    Bonjour Balaline,

    Est-ce une ville en particulier ou la ville en général ? Parce que ça ferait une sacrée nuance. 

    Quoi qu'il en soit, sombre peut-être, pessimiste peut-être, mais cette poésie-là qui est la tienne sait rendre tout beau. Même quand tu évoques à la fin la tristesse des tristesses en parlant ce désert d'où la vie, l'amour et le partage se sont échappés.

    Très belle journée à toi. Bises.

    FP

    8
    Samedi 2 Septembre à 11:19

    Tout renaît ....De beaux Mots à ton habitude ...C'est beau aussi la tristesse , on y voit son Ame ....De retour parmi vous , je te souhaite une belle journée Amie 

    9
    Adamante
    Samedi 2 Septembre à 12:38
    J'aime beaucoup, c'est un très beau texte. Merci, merci.
    10
    Samedi 2 Septembre à 23:56

    Bonsoir Balaline, vrai que le tableau ne donne pas envie d'y vivre... où alors en chasseur de fantômes... ;-) j'aime bien... merci, jill

    11
    Dimanche 3 Septembre à 09:09

    Pauvre ville, pauvre monde qui tourne trop vite pour réfléchir... Heureusement qu'il y a des sonnettes d'alarme et des gens qui gardent les pieds sur terre... Ne perdons jamais espoir !

    12
    Mardi 5 Septembre à 10:46
    marine D

    Parfois la ville brise, elle est sale ou dangereuse, parfois elle brille, resplendit et réunit, je tentes d'en voir aussi les beautés malgré que la campagne et la nature sont ma vie...
    Belle journée Balaline

    13
    Mardi 5 Septembre à 11:45

    Quand monte un trop plein d'émotion, la Vieille Marmotte se tait,

    ou bien ne connait plus qu'un seul mot : Merci .....

    14
    Dimanche 10 Septembre à 11:12

    Je t'avais lue chez Adamante... j'aime énormément ta page.

    Merci à toi.

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