• Proposition 96 pour l'atelier poésies d'Adamante

    d'après une oeuvre de Françoise Isabele

     

     

    As-tu vu mon ami, le sourire éclatant d'un dimanche au soleil peint en technicolor?

    Draps d'argent, poisson lune et cerises amères, quel délicieux déjeuner aux champs !

    Alors on s'improvise magicien de l'instant, jongleur de nuages, souffleur d'akènes blancs ou peintre de l'indicible.

     

    As-tu senti ami, les fragrances sauvages qui courent sur les herbes, les pétales d'envie qui ondoient dès l'aurore, les longs cordons iodés dérivant sur la grève ?

    Et l'on danse en riant à ce plein d'harmonie, à ce bouquet festif dorlotant nos désirs, à la vie qui palpite chaque brin de  silence.

     

    As-tu posé tes rêves sur le tronc engourdi d'un chêne centenaire, tes mots endoloris sur la blessure fraîche  d'une fleur printanière ?

    Dans ces élans de coeur où débordent les larmes, les rires et les joies, nous croyons fermement que la terre survivra, à nos caprices, à nos manques, à la déroute humaine.

                                   Balaline

     


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    Pour l'Herbier poésies d'Adamante 

     

     

    Où puises-tu tes racines et ta vie ?

    Dans l'ombre noire et sèche d'un vent mauvais ?

    Dans le levain stérile de cette lande aride ?

    Sur les sables mouillés par la complainte immense

    de l'océan toujours plus endeuillé ?

     

    Nous ne vieillirons pas ensemble,

    nos chemins se séparent aujourd'hui.

    Nous ?

    Qu'est-ce que c'est ?

    Une espérance ?

    A-t-on le droit de bâtir un paradis sur une espérance ?

    Peut-être, quand les voeux de tous les humains

    éclaireront de ce même soleil,

    élan magique

    où la terre baignera dans une douce lumière. 

     

    Balaline

     


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    Pour l'atelier de poésies d ' Adamante

     

    Est-ce  une blessure que  ses longs bras noirs tendent vers le ciel ?

    Est -ce la morsure  d'un hiver trop cruel qui les rendent amers ?

    L'arbre est immobile,  sans peur et sans cris, dans la nudité d'un moment de vie. 

    Sa vie attachée aux cordons sinueux qui dansent sous la terre. 

    Sa vie modelée au rythme des jours, des pulsions terrestres et des bleus du temps. 

    L'arbre est en prières. 

    Un être appelant, chuchotant des sons que les initiés savent décrypter. 

    Soupirs de forêt. 

    Une communion envahit soudain le trop grand désert d'une page blanche. 

     

    Balaline

     

     


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  • Sur une image proposée pour l'atelier poésies d'Adamante

     

     Dans l'intimité des étoiles

    une carte du ciel comme tapis de jeux

    Marcher

    chaque sens suspendu au silence

    à la dentelle des ombres de la nuit

    figées ou fugitives

    au froissement léger des âmes vagabondes

    veilleuses intemporelles de ce vaste univers

    Marcher 

    à la lueur vacillante de ces chandelles éteintes

    quelques grains de poussière essaimés au hasard

    parcelles d'autres vies

    d'autres langages

    d'autre sagesse

    peut-être !

     

    Balaline 

     

     

     

     


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  • Proposition 91 pour l'Herbier de poésies d'Adamante

     

    Sillons dessinés par les larmes amères

    taries dans l'ombre des paroles

    Un coup une marque en bleu ou en noir

    le rêve s'est brisé sur ce chemin de peine 

    Silence et solitude

    Seules les traces diluées osent dire la blessure

     

    Qu'est devenue la vie ?

     

    Balaline 

     


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