Il y a des aurores si lumineuses
que l'on croit naître au tout premier jour.
Il y a des silences si intenses
où les sommets deviennent irréels.
Les géants statufiés capturent la lumière
l'eau, le vent, le glacier
quelques touffes herbeuses pour isard solitaire
quand le vautour se tait.
Et nous marchons encore, encore
parce que pas nés oiseaux.
Oiseaux ?
Une ombre bleue crisse dans le matin
soie d'azur qui emporte le rêve.
L'homme vole, plane
dérobe le silence, la beauté et la paix,
il est libre, libre, libre....
Balaline 13/11/2016
pour l' Herbier de poésies d'Adamante
sur une toile de Françoise-Isabel