Pour l'atelier de poésies d ' Adamante
Est-ce une blessure que ses longs bras noirs tendent vers le ciel ?
Est -ce la morsure d'un hiver trop cruel qui les rendent amers ?
L'arbre est immobile, sans peur et sans cris, dans la nudité d'un moment de vie.
Sa vie attachée aux cordons sinueux qui dansent sous la terre.
Sa vie modelée au rythme des jours, des pulsions terrestres et des bleus du temps.
L'arbre est en prières.
Un être appelant, chuchotant des sons que les initiés savent décrypter.
Soupirs de forêt.
Une communion envahit soudain le trop grand désert d'une page blanche.
Balaline