Photo Jean-Jacques Neste ( les amis de la Creuse )
Pour l'Herbier de poésies d'Adamante
Une longue peau de soie, nacrée, immense de solitude.
Ses pas de coton blanc mènent droit au jardin de l'oubli.
L'enfant aux cheveux noirs
poussé trop vite
étonné du silence
L'espace nu, engourdi au réveil, surpris de tant d'innocence.
Et les notes figées, le matin blême, la lumière diluée où l'horizon s'estompe.
Un voile s'est posé, une paix retrouvée, des souvenirs d'enfance y glissent sur la
place.
Les longs bras conquérants
dessinés à la plume
Lui, un phare sur la plaine
C'est le temps du frisson, d' un aller vers le pur, du grand pardon du ciel.
La terre a blanchi cette nuit, candide, mère aimante, gardienne
des premiers émois, des premiers cris, des premiers pleurs.
Des années de blessures gommées sous l'étoupe des nuages... un semblant de
pardon, une imposture ?
Balaline