Elle voulait voir la mer S'enfuir de cette terre Oublier cet enfer Une vie de misère.... Elle voulait voir la mer Renaître à la lumière Le coeur tout grand ouvert Aux mots de la prière.... Elle voulait voir la mer Sa compagne éphémère Fuir l'immense désert...
Je n'ose des mots sur tout ce silence Qui n'appartient qu'à toi Des mots de la peine Où tu te noies Des éclats de toi Jaillis de la nuit Ecris sur le lit Des nuits d'espérance Je n'ose avancer dans tout ce silence Cette pièce vide Enrobée de nuit Peuplée...
L'inconnue de la rue a forcé mon entrée, l'inconnue de la rue sans un bruit est entrée, sur mes vers s'est posée puis les a emportés. Bien sûr je n'ai rien vu, le geste est si discret ! Mais les mots dérobés, en se les appropriant, elle m'a dit simplement...
Dormir pour oublier, Oublier de souffrir Souffrir et s'enfermer, S'enfermer pour écrire .... Ecrire le silence Les nuits en solitude Tous les mots retenus Le poids de l'amertume Ecrire le silence Dire dans un soupir Qu'il est si doux d'aimer ! Aimer,...
Le rêve se déplie Sur sa robe de nuit Nuit chagrine Aux pâles lueurs D'un chagrin mal guéri Le rêve se déploie En sourdine Faisant battre le coeur De la vie en sommeil Il vient d'un petit signe De broder en secret Un voyage Aux portes de l'espoir Le rêve...
Mes voyageurs de nuit peuplent les heures sombres ombres grises du passé de mon ciel vide et morne. Mes voyageurs de nuit me soufflent du rivage le vent des souvenirs de la côte d'opale où tu venais jadis. Mes voyageurs de nuit viennent me torturer sanglotant...
Libérée La petite musique de nuit Comme une échappée de douceurs Lentement Sur mes épaules se pose.... Etrange nourriture De vide et de plein Semant Berçant Le voyage commence.... Mer secrète Assagie Aux tempos assourdis Vertige d'un néant Ni tout bleu...
Tes chevaux lumière Aux blanches crinières S'agitent et se noient Dans le soir argent Les âmes angoissées Serrent doucement Les pâles fantômes Des amours d'antan Je cours et je crie Ivre de ses bruits Lasse de mes chaînes Libre et souveraine Tes chevaux...
Je hais le rouge qui s'étale en flaques de sang Dans l'arène où mugit le taureau Dans les rues mutilées où s'entassent les corps Je hais le rouge qui nous nargue à l'étal du boucher Tandis qu'ils arrivent impuissants Face à cette sentence de mort Je hais...