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     Pour l'atelier poésies d'Adamante d'après un dessin de  Jamadrou

     

    Nostalgie des nuits de transhumance

    Regards perdus sous les étoiles

    Odeurs d'herbe et de suint

    coulant dans le soir doux

    Un chapelet laineux

    comme leste couleuvre

    se glisse vers l'alpage

    La nuit s'étire en heures mystérieuses

    eau vive enveloppée de chaud

    quand la bélière souffle sur le silence

    Seule cette ondulation de vie

    sans paroles et sans cris

    ouvre la voie de l'insaisissable

     

    Balaline

    19 avril 2017

     


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    Comme un livre ouvert

    à la page du silence

    quelques lignes de vie

    s'écrivent sur la soie

    et la beauté embrase

    cette fragilité

    née un matin d'avril

    pour adoucir le jour

    Bonjour Délicatesse !


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    Pour l' Herbier de poésies d'Adamante

    Sur un collage d'EMma MessanA

     

    Là-bas, une île

    aux contours d'aquarelle

    baigne ses pieds d'opale

    dans l'eau céruléenne

    Dégradés d'océan

    en frissons azurés

    le rose délavé

    s'égoutte sur la grève

    C'est la brise du soir

    Les nuages monotones

    au goût de myosotis

    dérivent

    vers le bleu de la nuit

    Balaline

     


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    Dans un ciel d'eau profonde

    les nuages s'apaisent

    Là-bas, une île

    cette ombre sur la terre

    Fenêtre ouverte sur la nuit

    à admirer ces flocons d'encre

    Berger d'un soir sans lune

    en recherche des chemins de lumière


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  • Re-Vie

    Pour la nouvelle fabrique d'écriture

    Thème: Le renouveau

     

    Il avance à pas lents dans l'allée du jardin

    un doux rayon posé sur ses épaules

    ce timide soleil caressant les corolles.

    A pas lents de re-Vie, il le sait,

    l'ombre grise éloignée pour un temps

     il guette le sens profond du renouveau.

    Je regarde émue, la silhouette fragile

    libérée du cauchemar du mal

    tendre ses bras fébriles

    vers l'aubépine en fleurs.

    Tout autour est silence

    comme un recueillement flottant sur cet espace.

    Puis, le vieux banc de pierre

    le temps d'une autre respiration

    d'un partage de mots, de rêves et de lumière

    dans cet après-midi naissant.

     

    " Sais-tu que je ne croyais pas revoir encore le printemps " ?

     

    Balaline

     


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