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    il y a la mer

    une étrange lumière venue de l'autre côté de la Terre

    des chants nouveaux

    et des bouquets d'oyats.

    Ce soir, je ferai le chemin à l'envers

    oubliant le ressac, les mouettes dans le vent

    et ces tableaux de vie.

    Aquarelles délavées dans le bleu, dans le blond

    le temps s'égoutte,

    insaisissable.

     

     


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    Elles sont là,

    les rides qui courent vers la mer

    libres de vivre et de mourir

    sous la respiration de la vague.

    Le temps battu d'écume

    et nos saisons froissées.

    Seule la mer

    garde son chant du premier jour.

     

    C'étaient donc les racines é-mouvantes

    coulant nues sur le sable mouillé

    cordes blessées par le ressac du soir

    en tendresse avec le jour qui vient. *

    En inspiration- réponse à Jamadrou sur Vertige 

     

     


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    La vendeuse de fleurs de Georgios Jakobides 

     

    Enfance soie aux cernes bleutés

    Petite âme en désespérance

    Ni le froid de la pierre

    Ni l'indifférence des passants

    ne sauront altérer ce sourire

    en attente du premier soleil

    Caresse maternante sur voile de tristesse

    cette onde bienfaisante

    comme une mère aimante

    lentement glisse et réchauffe

    permet aux rêves de s'ouvrir

    comme la fleur s'épanouit

    Moment privilégié où s'endort la misère

    quelques instants volés à l'innommable

    où l'espoir a soudain un goût de friandise

    Balaline

    Pour l'Herbier d' Adamante

     


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     Pour l'atelier poésies d'Adamante d'après un dessin de  Jamadrou

     

    Nostalgie des nuits de transhumance

    Regards perdus sous les étoiles

    Odeurs d'herbe et de suint

    coulant dans le soir doux

    Un chapelet laineux

    comme leste couleuvre

    se glisse vers l'alpage

    La nuit s'étire en heures mystérieuses

    eau vive enveloppée de chaud

    quand la bélière souffle sur le silence

    Seule cette ondulation de vie

    sans paroles et sans cris

    ouvre la voie de l'insaisissable

     

    Balaline

    19 avril 2017

     


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    Comme un livre ouvert

    à la page du silence

    quelques lignes de vie

    s'écrivent sur la soie

    et la beauté embrase

    cette fragilité

    née un matin d'avril

    pour adoucir le jour

    Bonjour Délicatesse !


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