•  

    Pour l'Herbier de poésies d' Adamante,

    sur une toile de  Alvaro De Taddéo 

     

    Sur la vitre bien trop lisse

    où se mêlent les reflets

    d'une enfance trop dorée,

    où dort la part de rêve? 

     

    D'une cage grande ouverte

    sur les senteurs poivrées

    de chemins et de prés,

    de tartines en partage

    dans les rires d'un goûter,

    de secrets échangés 

    à la sortie des classes,

    de petits riens tout simples

    en bordure des jours,

    de la beauté des choses,

    de choses vraies,

    enfin !

    Balaline

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    13 commentaires
  •  

     

    Image Adamante

    Pour l' Herbier de poésies

     

    En gouttes d'ombre

    lentement transcendées

    par la lumière des aubes,

    une vie se dessine:

    l'image un peu floutée

    aux formes imparfaites

    où bat un coeur d'amour.

    Le miroir d'eau frissonne

    aux sons ténus

    de ce chant prénatal.

    Dans la quiétude 

    des matins silencieux

    où somnole le rêve,

    pas à pas

    murît le fruit.

    Balaline


    9 commentaires
  •  

    il y a la mer

    une étrange lumière venue de l'autre côté de la Terre

    des chants nouveaux

    et des bouquets d'oyats.

    Ce soir, je ferai le chemin à l'envers

    oubliant le ressac, les mouettes dans le vent

    et ces tableaux de vie.

    Aquarelles délavées dans le bleu, dans le blond

    le temps s'égoutte,

    insaisissable.

     

     


    19 commentaires
  •  

     

    Elles sont là,

    les rides qui courent vers la mer

    libres de vivre et de mourir

    sous la respiration de la vague.

    Le temps battu d'écume

    et nos saisons froissées.

    Seule la mer

    garde son chant du premier jour.

     

    C'étaient donc les racines é-mouvantes

    coulant nues sur le sable mouillé

    cordes blessées par le ressac du soir

    en tendresse avec le jour qui vient. *

    En inspiration- réponse à Jamadrou sur Vertige 

     

     


    16 commentaires
  •  

     

     

     

    La vendeuse de fleurs de Georgios Jakobides 

     

    Enfance soie aux cernes bleutés

    Petite âme en désespérance

    Ni le froid de la pierre

    Ni l'indifférence des passants

    ne sauront altérer ce sourire

    en attente du premier soleil

    Caresse maternante sur voile de tristesse

    cette onde bienfaisante

    comme une mère aimante

    lentement glisse et réchauffe

    permet aux rêves de s'ouvrir

    comme la fleur s'épanouit

    Moment privilégié où s'endort la misère

    quelques instants volés à l'innommable

    où l'espoir a soudain un goût de friandise

    Balaline

    Pour l'Herbier d' Adamante

     


    13 commentaires