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    Photo Susi S

    Pour l'Herbier de poésies 

     

    J'aime le vent soyeux au souffle parfumé

    qui fait frémir mes lianes

    et pleurer mes baisers.

    J'aime l'ombre légère

    au doux chant de ruisseau

    levée à l'aube pâle

    endormie sous mes ailes.

    J'aime quand tu me frôles

    ma crinière aérienne

    exhalant la beauté.

    J'aime les mots des poètes

    leurs paroles en bourgeons

    qui viennent s'épancher

    au profond de la nuit.

    J'aime danser sur l'eau

    désaltérer mes rêves

    y puiser mes silences.

    Je suis l'arbre de vie

    le protecteur des âmes

    l 'un des sages de la terre.

    J'aime

    quand vous m'aimez  !

     

    Balaline

     

     


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    Pour l'Herbier de poésies d' Adamante,

    sur une toile de  Alvaro De Taddéo 

     

    Sur la vitre bien trop lisse

    où se mêlent les reflets

    d'une enfance trop dorée,

    où dort la part de rêve? 

     

    D'une cage grande ouverte

    sur les senteurs poivrées

    de chemins et de prés,

    de tartines en partage

    dans les rires d'un goûter,

    de secrets échangés 

    à la sortie des classes,

    de petits riens tout simples

    en bordure des jours,

    de la beauté des choses,

    de choses vraies,

    enfin !

    Balaline

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Image Adamante

    Pour l' Herbier de poésies

     

    En gouttes d'ombre

    lentement transcendées

    par la lumière des aubes,

    une vie se dessine:

    l'image un peu floutée

    aux formes imparfaites

    où bat un coeur d'amour.

    Le miroir d'eau frissonne

    aux sons ténus

    de ce chant prénatal.

    Dans la quiétude 

    des matins silencieux

    où somnole le rêve,

    pas à pas

    murît le fruit.

    Balaline


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    il y a la mer

    une étrange lumière venue de l'autre côté de la Terre

    des chants nouveaux

    et des bouquets d'oyats.

    Ce soir, je ferai le chemin à l'envers

    oubliant le ressac, les mouettes dans le vent

    et ces tableaux de vie.

    Aquarelles délavées dans le bleu, dans le blond

    le temps s'égoutte,

    insaisissable.

     

     


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    Elles sont là,

    les rides qui courent vers la mer

    libres de vivre et de mourir

    sous la respiration de la vague.

    Le temps battu d'écume

    et nos saisons froissées.

    Seule la mer

    garde son chant du premier jour.

     

    C'étaient donc les racines é-mouvantes

    coulant nues sur le sable mouillé

    cordes blessées par le ressac du soir

    en tendresse avec le jour qui vient. *

    En inspiration- réponse à Jamadrou sur Vertige 

     

     


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